



c'est un beau soir d'été :
la brise est calme et l'air léger.

jusqu'au petit bois qui borde la route.
J'ai pris le sentier
de fougères et de fleurs bleues.

et les écureuils avaient regagné leur abri.
J'ai pris dans mes mains quelques aiguilles de pin
et j'ai goûté à quelques feuilles de thé des bois.

qui me faisait signe de sa belle écorce grise.
Ah! Dieu, que j'étais bien!
Il me semblait
que le silence de la forêt
me pénétrait de partout
et que tu étais en son beau milieu.

tellement j'étais heureux.
Tu étais là dans le calme et le silence,
dans la tranquillité et l'immobilité
des grands arbres et des rochers muets.

Je te sentais tout près de moi.
Et la vie était belle...
presque comme au ciel!
Jules BEAULAC,
( Je parlerai à ton coeur, Médiaspaul 1995, p. 31 )