Ma vie amoureuse ( page 5 )


Notre vie de couple se déroulait comme tous les autres couples. Gilles travaillait les fins de semaine et les soirs et moi je l'attendais. Je ne travaillais pas car je connaissais pas assez cette grande ville et il n'y avait pas d'hôpital proche et Gilles ne voulait pas. Il faisait des bons salaires et on voulait avoir des enfants le plus rapidement possible.

On sortait quand il avait ses congés et c'était sur semaine On visitait nos parents, on recevait parents et amis et on sortait. Ce n'était pas de grandes sorties, cinéma, théâtre, marches. repas aux restaurants et on essayait de faire des bébés. Je commençais à désespérer car après 2 ans, je devenais pas enceinte, je pleurais souvent. Je gardais des neveux ou nièces ou les enfants des amis, j'aimais beaucoup les enfants et j'étais patiente avec eux et Gilles aussi.

On a dû consulter tous les deux et après des examens à l'hôpital, on m'a hospitalisée pour me " déboucher " les trompes. J'ai accepté c'était ça ou changer d'homme ( rire ) mais Gilles avait passé des tests lui aussi et tout était normal. Alors on passait des nuits à essayer telles ou telles positions mais rien à faire. Le médecin nous conseillait l'adoption ou les pilules fertilisantes ou... une croisière! On a refusé les trois. Gilles voulait pas qu'on adopte, moi je voulais pas prendre ces pilules fertilisantes et le doc, voulait pas payer notre croisière ( rire )
Alors j'ai accepté de ne pas avoir de bébé et j'ai arrêté de pleurer

Comme tous les couples, nous avions nous aussi nos petits surnoms amoureux. Gilles m'appelait : " mon trésor " et " " mon mine " et moi : " mon coeur " et " mon pitt ", Ne riez pas il y en a des pires, (voyez les surnoms à la page Le langage de l'amour ). Évidemment, " chéri(e) " et " mon amour " revenaient continuellement. C'était vraiment dans nos moments d'intimité et chez-nous qu'on se gratifiait de ces petits surnoms amoureux. On évitait de s'appeler ainsi devant les parents et amis. pourquoi ? je sais pas. Nous voulions les garder vraiment pour nous.


Je continuais d'attirer les regards des hommes et j'aimais ça. Je les provoquais d'une certaine manière par ma démarche, mes vêtements un peu provocateurs. La mode de ces années étaient aussi provocante qu'aujourd'hui. Les pantalons étaient bas sur les hanches et des " T-shirts "courts sous les seins.. J'étais bronzée et je le montrais.

Nous avions des amis et on allait danser à chaque samedi soir quand Gilles ne travaillait pas. On dansait avec nos conjoints mais aussi avec les autres. Il y en avait certains que j'aimais plus que les autres. Mais ils étaient les maris de mes amies, alors " pas touch" .On se limitait à se faire les yeux doux et se coller en dansant, on se désirait mais... pas plus, tout se passait bien à ses soirées dansantes. Je repartais au bras de Gilles sans avoir rien à me reprocher et Gilles aussi car il était aimé, il était d'une galanterie et d'une extrême gentillesse avec les femmes. Il dansait bien les " slows " en plus.

Mais nous avions aussi d'autres sorties et Gilles aimait me faire découvrir sa grande ville.

Et c'était lui qui décidait où on allait et c'était correct pour moi accepter ce que Gilles me proposait. Je dis pas que je ne prenais aucune décision, mais j'aimais les sorties qu'il me proposait et il aimait me faire découvrir " sa " grande ville. Malheureusement, on allait moins danser car il travaillait les fins de semaine et les soirs. Mais j'écoutais mes musiques préférées et ...je dansais seule.

Nous allions à chaque hiver aux Antilles , je crois qu'on a fait toutes les Îles. L'île Barbados était notre préférée et la Martinique.

Un soir en Martinique pendant qu'on dansait Gilles et moi, un Martiniquais est venu demander à Gilles la permission de danser avec moi et il lui a " mis " sa femme dans ses bras et on s'est mis nous à danser la " salsa " et la " béguine " . Cette danse est très populaire en Martinique et est longue. Mais moi j'étais heureuse car il était beau comme un dieu et dansait divinement bien .
Après la danse il est venu voir Gilles et lui a dit qu'il voulait passer la nuit avec moi et lui proposait sa femme en échange. Gilles l'a pas aimé et l'a pas trouvé drôle, croyant que c'était une farce mais il était sérieux. On est partis vite à notre chambre car il était très sérieux et on commençait à avoir peur.

On est allés souvent en Floride, en Californie et au Mexique. Les Mexicains sont fous des blondes. Mes cheveux étaient longs et j'attirais leurs regards. Mon beau-frère qui était un jour avec nous me dit : " Mado ne fait pas exprès de les provoquer " Mais je ne faisais rien pour ça, j'étais gentille et je leur disais quelques mots en espagnol et ils aimaient ça et j'achetais leurs bijoux. Mais Guy, qui demeurait à San Diego, à la frontière de Tijuana, faisait des affaires avec eux et il les connaissait très bien et savait de quoi ils étaient capables alors il me surveillait et Gilles aussi, alors moi je me sentais en sécurité.

Mais il fallait bien revenir de nos vacances et de continuer à vivre dans notre beau logement. Gilles travaillait maintenant de jour et avait changé de poste. Quelquefois je partais avec lui le matin et je passais la journée dans les magasins. Les autres jours, je faisais tout pour plaire à Gilles, je voulais le rendre heureux le plus possible. Lorsqu'il arrivait de travailler, j'étais aux petits soins avec lui. Je lui préparais des bons repas, il me racontait ses journées, son travail passait en premier et il m'expliquait pourquoi, c'était pour moi qu'il travaillait et je comprenais.

Je prenais des bains de soleil sur notre grand balcon et c'était en bikini et souvent j'enlevais le haut, mais personne ne me voyait car nous étions au 2 ° mais le voisin d'en face travaillait pas, sa femme oui, mais pas lui, alors quand je sortais pour prendre du soleil. il s'installait sur son balcon et me regardait... sans plus. Et quand je le rencontrais sur la rue, il n'osait même pas me regarder pour me saluer.

Mais je m'ennuyais aussi, j'étais pas enceinte, je désespérais vraiment de le devenir. J'ai décidé de faire du bénévolat pour notre paroisse. On demeurait à quelques pas de l'église et on s'est impliqués tous les deux dans la pastorale et les activités de la paroisse. On est devenus amis avec notre curé qui aimait les femmes et son vicaire beau, beau, beau...!