Ma vie amoureuse ( suite 8 )


La retraite

Quelle journée inoubliable que celle de la retraite à Gilles

Il voulait prendre sa retraite tôt, jeune quoi, et c'est ce qui est arrivé. Il a accepté les offres de son employeur et la date fût fixée de son départ et moi je commençai les préparatifs pour cette journée. Je voulais lui faire une surprise et avec l'aide de son patron, j'ai réussi, car je devais passer la journée avec lui car il y avait fête et je devais être là. Mais son patron lui donnait son dernier congé à l'heure de l'arrivée de la limousine. ( j'avais choisi une blanche et la plus longue et champagne à bord ) Tous les parents et amis invités nous attendaient à la maison Les cadeaux, bonne bouffe, ballons, fleurs, téléphones, musiques, cartes et même les flamands rose dans la cour ( hihi ) il y avait de tout

Quelle surprise pour Gilles et moi j'étais fière de la réussite de sa surprise. Cela m'avait coûté des $$$ mais il n'y avait rien de trop beau pour récompenser Gilles de ses 36 anées à Radio-Canada . Il avait reçu des beaux cadeaux de son employeur, moi je lui avait offert un confortable fauteuil et il s'était acheté une voiture neuve. On a fait un voyage à la mer deux jours plus tard dans notre belle voiture. Nous étions au comble du bonheur, mais ce voyage aurait pu être tragique.

On s'en allait à Atlantic City et nous avions couché dans un motel près de New York, et moi qui rêvait de voir New York, Gilles le savait et pour me faire plaisir et ce faire plaisir à lui aussi, il a décidé de changer un peu nos plans et de se rendre dans cette grande ville. On a visité pendant quelques heures, mais en plein centre de la ville, Gilles a eu des malaises d'angine. On a dû se rendre à la cathédrale St-Patrick pour qu'il se repose et prendre ses nitros. Là j'ai eu peur, on avait pas trouvé de chambre pour la nuit, je parlais très peu l'anglais, notre auto était dans un terrain de stationnement et loin d'où on était, on connaissait pas la ville et Gilles avait toujours des malaises et on s'en allait à Atlantic City. Mais le repos dans la cathédrale, ses nitros lui ont fait du bien et on a pu retourner à notre voiture et continuer notre voyage mais ouf, quel voyage! J'avais peur que ses malaises reprennent, mais le repos près de la mer lui a fait du bien. On est resté là toute la semaine comme c'était prévu.

Enfin la " faniente " pour Gilles, plus besoin de se lever à heures fixes, faire ce qui lui plaisait quand il voulait et à son rythme. Il était heureux et moi aussi car j'avais mon mari toujours avec moi, mais je ne voulais rien changer à mes habitudes, alors je me levais comme avant et je déjeunais mais pas Gilles, lui plus tard. Alors on fonctionnait plus ensemble en même temps comme avant et ce fût le début de nos longs silences de couple, manque de dialogue, plus de discussion comme avant sur différents sujets, sur son travail, sur ses amis. Gilles voulait être tranquille à la maison et moi je voulais sortir.

Maintenant vous dire si j'étais heureuse ou non, si Gilles l'était ou non? Oui bien sûr Gilles l'était, il se la coulait douce, ne travaillait plus, n'avait pas à se lever le matin, oui il état heureux mais moi ce n'était pas le genre de retraite dont je rêvais. J'aurais voulu passer quelques mois à la chaleur pendant l'hiver mais Gilles ne voulait pas, il était heureux à se faire servir par sa femme mais moi la chaleur, la mer et les palmiers me manquaient beaucoup. On était habitués à aller dans le sud 1 ou 2 semaines à chaque hiver mais Gilles ne voulait plus y aller il voulait rester au Québec mais moi l'hiver, non merci grrrr.

Notre vie de couple se déroulait presque normalement et on était heureux, enfin je le croyais.


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